ÉCHANGE AVEC DES PERSONNES NON-VACCINÉES

Visite de Gabriel Attal à Chambly

Avec la mise en place du pass sanitaire et du vote de la loi sur le pass vaccinal, l’objectif de l’exécutif est avant tout de protéger la santé des français. 

Les avis peuvent diverger sur la manière de gérer cette crise, cependant un maintien du dialogue est primordial. La France, c’est le pays de la liberté d’expression. Le débat est dans notre ADN.

Ne pas rompre le dialogue. 

C’est dans cette optique que Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, s’est exprimé lors de son déplacement à Chambly cette semaine. Nous avons eu un échange avec cinq personnes non-vaccinées afin de mieux comprendre leurs motivations. Les participants n’étaient pas des antivax, cependant chacun avait ses raisons de ne pas se faire vacciner, que ce soit le fait d’être en télétravail à 100%, le choix d’attendre un vaccin plus traditionnel n’utilisant pas d’ARN messager, ou encore la préférence de fortifier ses défenses naturelles sans avoir recours à la vaccination. Pour contrer les contaminations, tous assurent respecter scrupuleusement les gestes barrières et s’étonnent de voir de plus en plus de monde abandonner ces gestes, comme s’il n’y avait plus de risques de transmission une fois que l’on est vaccinés.

Quelques éléments de réponse

L’intention du gouvernement en place n’est pas de priver de liberté ses citoyens. Gabriel Attal nous l’a confié : la défense des libertés individuelles était l’une des valeurs qui l’ont poussé à rejoindre Emmanuel Macron. Mais la COVID-19 est venue tout bousculer.

Gabriel Attal et Pascal bois écoutent les arguments de personnes qui ont fait le choix de ne pas se faire vacciner.

Malgré tout, il a été décidé de ne pas rendre la vaccination obligatoire. Le gouvernement s’est rendu compte que dans les pays voisins, où la vaccination était obligatoire, l’augmentation du nombre des personnes vaccinées n’était pas significative. Avec le pass sanitaire on constate au contraire que les personnes sont plus disposées à se faire vacciner. Le pass vaccinal renforce encore cette tendance. Le but étant d’avoir une couverture vaccinale la plus large possible afin de permettre de désengorger les hôpitaux. En effet, actuellement 80% des personnes en réanimations pour cause de COVID sont des personnes non-vaccinées ou présentant un schéma vaccinal incomplet. Cette pression sur les hôpitaux et le service de santé est problématique car elle fait obstruction au suivi des patients non atteint de la COVID, avec des conséquences plus ou moins dramatiques sur leur santé.

L’un des participants à soulevé le problème du nombre de lits en réanimation. Mais Gabriel Attal rappelle que la baisse des aides de l’état pour les services de santé a été progressive et qu’elle est du fait des gouvernements précédents. Néanmoins, laisser les malades du COVID aller jusqu’en réanimation n’est pas une solution idéale quand on sait que 60% des patients hospitalisés présentent des séquelles encore 6 mois après l’infection.